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Télétravail frontalier : la règle des 40 % expliquée

Frontaliers · Mis à jour le 8 octobre 2026 · 2 min de lecture

Un frontalier peut télétravailler jusqu’à 40 % de son temps de travail annuel (environ 96 jours pour un temps plein) sans changer d’imposition : tout son salaire reste imposable en Suisse. Au-delà, les jours télétravaillés sont imposés en France dès le premier jour. Pour la sécurité sociale, d’autres seuils s’appliquent : 25 % et 49,9 %. Vérifiez votre situation avec notre compteur de télétravail.

Télétravail frontalier 40 % : la règle fiscale

L’avenant à la convention franco-suisse contre les doubles impositions est entré en vigueur le 24 juillet 2025 et s’applique depuis le 1er janvier 2026, selon l’État de Genève.

Part de télétravail sur l’année Imposition
Jusqu’à 40 % Tout le salaire reste imposable en Suisse
Plus de 40 % Les jours télétravaillés et les jours de missions temporaires sont imposables en France, dès le 1er jour
  • Jusqu’à 10 jours de missions temporaires par an hors de Suisse peuvent être comptés comme du télétravail, dans les 40 %.
  • Tant que vous restez sous les 40 %, la Suisse verse une compensation financière à la France : ce n’est pas à vous de payer.
  • Les administrations fiscales suisse et française échangent automatiquement les données salariales.

Télétravail et sécurité sociale : d’autres seuils

Part de télétravail Sécurité sociale
Moins de 25 % Rien ne change : affiliation en Suisse
De 25 % à 49,9 % Maintien en Suisse grâce à l’accord-cadre européen (un seul employeur)
50 % et plus Bascule de l’affiliation en France

Exemple chiffré

Un frontalier à temps plein travaille environ 240 jours par an. 40 % de 240, cela fait 96 jours de télétravail maximum.

  • 2 jours de télétravail par semaine sur 46 semaines = 92 jours, soit 38 % : sous le seuil, tout reste imposé en Suisse.
  • 2,5 jours par semaine sur 46 semaines = 115 jours, soit 48 % : au-dessus de 40 %, les 115 jours deviennent imposables en France. Pour la sécurité sociale, on reste sous 49,9 % : affiliation suisse maintenue.
Rester sous les 40 %
  • Calculer vos jours travaillés sur l’année (temps plein : environ 240)
  • En déduire votre maximum de télétravail (40 %)
  • Noter chaque jour de télétravail et de mission
  • Vérifier aussi les seuils de 25 % et 49,9 % pour la sécurité sociale
  • À Genève, vérifier l’effet sur le statut de quasi-résident

À lire aussi : LAMal ou CMU frontalier.

Questions fréquentes

Combien de jours de télétravail un frontalier peut-il faire ?

Jusqu'à 40 % de son temps de travail annuel, soit environ 96 jours pour un temps plein, sans changement d'imposition : tout le salaire reste imposable en Suisse.

Que se passe-t-il au-delà de 40 % de télétravail ?

Les jours télétravaillés deviennent imposables en France dès le premier jour, ainsi que tous les jours de missions temporaires.

Les missions à l'étranger comptent-elles dans les 40 % ?

Jusqu'à 10 jours de missions temporaires par an hors de Suisse peuvent être assimilés à du télétravail et inclus dans les 40 %.

Et pour la sécurité sociale ?

Sous 25 % de télétravail, rien ne change. De 25 à 49,9 %, vous restez affilié en Suisse grâce à l'accord-cadre européen (un seul employeur). À 50 % ou plus, l'affiliation bascule en France.

Depuis quand cette règle s'applique-t-elle ?

L'avenant à la convention franco-suisse est entré en vigueur le 24 juillet 2025 et s'applique depuis le 1er janvier 2026, selon l'État de Genève.

Sources

Information générale, pas un conseil fiscal ou juridique. Les montants et délais peuvent changer : vérifiez auprès de votre caisse, de votre administration fiscale ou d'un professionnel avant de décider.

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